Vallourec développe une production de charbon de bois à plus faibles émissions au Brésil
Dans le cadre de ses activités forestières au Brésil, Vallourec franchit une nouvelle étape pour réduire l’impact environnemental de la production de charbon de bois. Installé à la Fazenda Aldeia, à Abaeté, dans l’État du Minas Gerais, un nouveau brûleur central permet de traiter les gaz issus de la carbonisation et de réduire ainsi jusqu’à 99 % les concentrations de méthane et de monoxyde de carbone.
Cette technologie permet également de réduire les nuisances directement liées à ce processus de production. En traitant les gaz qui seraient, sans cela, rejetés par les cheminées des fours, le système élimine presque entièrement les fumées visibles et les odeurs associées. Il contribue ainsi à améliorer les conditions de travail sur le site tout en limitant l’impact sur les communautés environnantes.
Inscrit dans la démarche de Vallourec de réduire les émissions de ses activités, ce projet a également été conçu en concertation avec l’Association des habitants de la communauté de São Sebastião da Aldeia et le ministère public local.
« Le brûleur central représente une avancée importante pour nos activités et réaffirme l’engagement de Vallourec en faveur de l’innovation, de l’amélioration continue et du développement durable. Nous sommes très fiers de l’aboutissement de ce projet, qui apporte une réponse concrète à un défi opérationnel, avec des bénéfices environnementaux tangibles et mesurables. Il démontre ainsi comment la technologie peut contribuer à rendre nos opérations toujours plus efficaces et durables », déclare Jun Mutó, Directeur des Matières Premières de Vallourec Amérique du Sud.
Capter et traiter les gaz à la source
Lors de la production de charbon de bois, le bois est soumis à un processus de pyrolyse qui génère différents gaz, notamment du monoxyde de carbone (CO) et du méthane (CH₄). Grâce à ce nouveau dispositif, les cheminées des fours sont reliées à un réseau d’environ 300 mètres de conduits qui captent ces gaz et les acheminent vers une chambre de combustion centrale.
Les gaz y sont portés à une température supérieure à 600 °C, permettant ainsi l’oxydation des principaux composants présents dans les fumées. Le processus présente un autre avantage : les gaz générés lors de la carbonisation fournissent l’énergie thermique nécessaire au maintien de la combustion. Aucun combustible extérieur n’est donc nécessaire pour alimenter le brûleur.
Les bénéfices environnementaux sont donc considérables et les résultats obtenus témoignent de l’efficacité du dispositif. En effet, après traitement, les concentrations de monoxyde de carbone sont réduites de 99,98 % et celles de méthane de 99,3 %.
« Au-delà de la réduction significative des émissions, les effets sont visibles au quotidien sur le site. Les gaz générés par la carbonisation, auparavant rejetés par les cheminées des fours, sont désormais captés et traités, tandis que les odeurs associées à l’activité sont éliminées. À la sortie du brûleur, il ne reste essentiellement que de l’air chaud », explique Marcelo Fontan, Chef de projet.
Une solution d’ingénierie aux bénéfices concrets
Le brûleur central associe différentes solutions d’ingénierie permettant de capter, de traiter et d’évacuer en toute sécurité les gaz générés lors de la carbonisation. Son infrastructure comprend notamment un réseau de conduits, une isolation thermique ainsi qu’une cheminée métallique de 30 mètres de haut qui assurent la circulation et l’évacuation des gaz à travers l’installation.
Au-delà de la technologie elle-même, ce projet illustre la capacité de l’ingénierie à apporter des réponses concrètes aux enjeux environnementaux, avec des résultats tangibles et mesurables. Grâce à la réduction drastique des émissions et à l’élimination des fumées visibles et des odeurs, Vallourec améliore l’efficacité de son processus de production de charbon de bois et limite son impact sur les collaborateurs et les communautés vivant à proximité de ses activités.
« La mise en place du brûleur central illustre parfaitement la manière dont innovation, ingénierie et dialogue peuvent se conjuguer pour générer des bénéfices environnementaux et sociaux concrets dans les territoires où nous opérons », conclut Marcelo Fontan.