Actualités
Scrollez

Daniella Guedes Sales représente Women in [email protected]

11/02/2020 - Carrières

Née au Brésil, Daniella a passé ces onze dernières années en France, principalement chez Vallourec. A 32 ans, elle est titulaire d'un doctorat en génie des matériaux et travaille actuellement sur le développement de nouveaux aciers qui rendront nos tubes plus résistants à la corrosion.

Bonjour Daniella, pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Je viens de Recife au Brésil, où j’ai étudié l’ingénierie mécanique. J’ai eu envie, très jeune, de découvrir de nouveaux horizons. C’est ce qui m’a poussée à poursuivre mes études en Europe où j’ai intégré l’Ecole Nationale des Arts et Métiers de Bordeaux pour un double diplôme d’ingénieur généraliste, spécialité aéronautique et espace. C’est au cours d’un stage chez ArcelorMittal que j’ai connu Vallourec.

Après mes diplômes, je suis rentrée au Brésil avec l’idée de préparer une thèse avec un industriel français implanté dans le pays. J’avais le choix entre deux entreprises : Renault et Vallourec. Le sujet de doctorat proposé par le Groupe était plus intéressant car il me permettait d’approfondir le champ de la mécanique et celui de la corrosion. 

Recherche

Les moyens injectés dans la recherche en Europe, notamment chez Vallourec, sont vraiment valorisants et dynamisants."

Daniella Guedes Sales Chef de projet R&D

J’ai passé mes premiers entretiens à Belo Horizonte, au Brésil, à l’issue desquels j’ai été embauchée par le centre de recherche du Groupe en France, le VRCF. En 2012, retour dans l’hexagone, où pendant trois ans, au Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur pour l’Environnement (LaSIE) de La Rochelle et au VRCF d’Aulnoye-Aymeries, j’ai réalisé ma thèse sur l’étude des mécanismes d'endommagement des aciers martensitiques associés au SSC (Sulphide Stress Cracking).

Début 2016, j’ai intégré le département corrosion du VRCF. Depuis février 2020, je suis Responsable de l’équipe corrosion pour notre ligne de produit Project Line Pipe et de la coordination avec notre filiale Serimax.

Quelle est votre mission chez Vallourec ?

Pour répondre à des environnements de plus en plus agressifs et aux pressions de plus en plus fortes subies par les tubes, notre équipe développe de nouveaux aciers plus résistants, dont nous testons en permanence la qualité et les limites face à la corrosion.

En complément, je participe à des projets de compréhension des mécanismes de corrosion et de fragilisation par l’hydrogène des aciers carbone. Et, depuis septembre 2019, je suis responsable d’une petite équipe de techniciens R&D.

Votre travail implique aussi beaucoup d’échanges…

J’apprécie beaucoup de pouvoir partager mon expertise avec mon service mais aussi via le réseau des centres R&D de Vallourec.  J’ai dernièrement collaboré avec Vallourec Tianda, en Chine, afin de les aider à développer leurs compétences dans le domaine de la corrosion. 

Travailler dans la recherche c’est aussi assurer une veille technologique… Nous participons à des groupes internationaux normatifs qui peuvent prendre la forme de réunions ou de conférences nationales ou internationales entre industriels (NACE, Eurocorr ou ADIPEC par exemple), dans lesquelles j’interviens régulièrement.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre mission ?

J’apprends et découvre constamment de nouvelles choses, je voyage, j’interagis avec beaucoup d’acteurs, internes ou externes. C’est vraiment une activité multi-facettes, tant scientifiques qu’humaines. L'organisation est ouverte et l’ambiance conviviale. Et puis les moyens injectés dans la recherche en Europe, notamment chez Vallourec, sont vraiment valorisants et dynamisants.

Votre parcours est déjà très riche. Quel impact cette diversité a-t-elle sur votre travail ?

Venir d’une culture différente et voyager m’ont apporté une forme d’ouverture d’esprit, d’adaptabilité et de résilience, en plus de cultiver ma curiosité. Ces quatre notions sont très importantes en R&D, surtout quand vous travaillez dans un autre pays. Mes compétences en aéronautique spatiale, même si je ne les utilise pas pour l’instant, ont renforcé ma rigueur scientifique, ce qui est aussi une qualité essentielle dans mon métier. 

Et quels sont, selon vous, les atouts apportés par la diversité culturelle de nos chercheurs ?

Au Brésil, l’approche est plus pragmatique, tandis qu’en Europe, la réflexion est plus conceptuelle, et la gestion du risque plus réfléchie. Les brésiliens sont très proches du terrain, les usines sont à côté des centres de R&D. En Europe, il y a plus de moyens, ce qui est très gratifiant, mais aussi un côté administratif plus poussé. Collaborer avec des chercheurs d’autres pays permet d’être complémentaires et plus efficaces. 

Comment imaginez-vous la suite de votre parcours ?

J’ai évolué rapidement au sein de Vallourec. Avant même la fin de ma thèse, j’avais une promesse de CDI. Et depuis 2019, c’est un nouveau défi que je relève avec le management de ma  nouvelle équipe. 

J’aimerais explorer d’autres domaines que celui de la corrosion lorsque j’en aurai fait le tour. Pourquoi pas aux Etats-Unis ou bien au Brésil... Je suis sûre qu’il y aura de très belles opportunités chez Vallourec.