Florian Thébault : Passion corrosion

28/09/2018 - France
C’est lors de son stage de fin d’études que Florian a décelé sa véritable vocation : la corrosion. Un métier méconnu et fascinant !

 Décrivez-nous votre parcours.

J'avoue que je ne suis pas vraiment « tombé dans la marmite » ! Après mon baccalauréat, je ne savais pas où me diriger. Finalement, lors d'un stage en école d'ingénieurs, j'ai été confronté à un cas de corrosion industriel. En réalité, la corrosion est pluridisciplinaire : elle combine en effet la métallurgie, l'électrochimie, la mécanique… Il y a toujours quelque chose à apprendre !

J'ai donc poursuivi dans cette voie par un doctorat de physique-chimie centré sur la corrosion à l'Université de Bourgogne à Dijon. Du fait de ma proximité géographique avec le bassin de Montbard, je connaissais Vallourec de réputation. Je suis arrivé dans l'entreprise fin 2008, immédiatement après mes études, en tant qu'ingénieur R&D spécialisé dans la corrosion.

Je suis depuis resté dans le département, mais j'ai changé de poste : je suis actuellement au niveau 2 sur une échelle qui en compte quatre. Le niveau d'expertise détermine la nature des missions confiées. Je suis basé à Aulnoye-Aymeries.

En quoi consiste votre travail ?

Aujourd'hui, j'accompagne la R&D des lignes produits OCTG et linepipe sur le développement de grades dits « Sour Service » (c'est-à-dire présentant une résistance accrue à la fissuration assistée par le sulfure d'hydrogène, un gaz présent dans les puits de pétrole – processus à ne pas confondre avec la fissuration à l'air, liée à une limitation par les propriétés mécaniques). Mon rôle est essentiel pour l'élaboration de nouvelles nuances ainsi que pour les essais corrosion. La clé pour conquérir de nouvelles parts de marché ? L'innovation constante ! Historiquement, Vallourec a accompagné depuis ses débuts le développement du marché Sour Service sur le globe.

J'ai également des missions liées à mon expertise, comme la compréhension des mécanismes de corrosion à travers des études destinées à comprendre le processus de fissuration.

J'interviens également dans le cadre de conférences, par exemple, pour promouvoir de nouveaux grades d'acier et notre activité de recherche sur la compréhension des mécanismes de corrosion, ou expliquer les spécificités techniques de la corrosion. Je prends part également à des JIP* et des groupes de travail. Par exemple, dernièrement, j'ai beaucoup collaboré avec Serimax, la filiale de Vallourec spécialisée dans le soudage, pour la réalisation d'un projet EPRG (European Pipeline Research Group).

Quels sont les qualités nécessaires à votre poste ?

En premier lieu : de la rigueur dans les conclusions et la réalisation. Il est aussi important (et difficile !) de ne pas se disperser et d'assurer une bonne priorisation des nombreux sujets qui sont traités simultanément avec des objectifs temps différents. Un bon relationnel est également essentiel car j'interagis avec beaucoup de personnes différentes.

Quels sont les principaux challenges de votre métier ?

Sans nul doute, le développement de nouveaux produits ! Il devient de plus en plus difficile de concilier propriétés mécaniques élevées et résistance à la fissuration en présence de sulfures d'hydrogène préservés. En effet, plus un matériau est dur, plus il est sensible à la corrosion sous contrainte. Une seconde difficulté est d'appréhender correctement la représentativité de nos essais de laboratoire, très standardisés, par rapport à la l'environnement réel d'exposition de nos tubes et aux risques de dégradations pris par nos clients. Ainsi, nos innovations sont de plus en plus centrées sur la performance client !

Le développement de produits de plus en plus complexes n'est pas seulement un défi : c'est aussi ma principale source d'inspiration. Avec une carrière dans l'industrie, on voit véritablement le fruit de nos efforts.

Qu'est-ce qui vous plaît chez Vallourec ?

L'état d'esprit au sein de mon équipe est très positif. Nous travaillons tous dans un objectif commun et nous avançons tous dans la même direction. Notre manager est investi à nous faire progresser professionnellement et techniquement. Il nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes !

Qui êtes-vous en dehors du travail ?

Je n'ai pas de grande passion à proprement parler. J'aime surtout passer du temps avec ma fille, qui est très importante pour moi.

Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu ?

C'est ma mère qui me l'a donné. En sortant du lycée, elle m'a conseillé de faire une école d'ingénieurs. Je n'en serais sans doute pas là sans elle !

*Joint Industry Program